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Les élèves de la future école de La Capelette pourront déambuler au coeur d'une oasis verte et profiter d'îlots de fraîcheur méditerranéens

Les écoles Vallon Régny et La Capelette honorent des héros de la 2ème Guerre Mondiale !

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La Ville de Marseille rend hommage à deux figures emblématiques de la Résistance, Denise Toros-Marter, survivante d’Auschwitz, ainsi que le couple Manouchian, héros de la lutte contre le nazisme, en attribuant leurs noms à deux écoles marseillaises construites par SOLEAM.  

Le groupe scolaire Vallon Régny portera le nom de Denise Toros-Marter, tandis que le groupe scolaire de la Capelette sera baptisé Mélinée et Missak Manouchian. Ces choix forts visent à transmettre aux jeunes générations les valeurs de courage, de résistance et de tolérance incarnées par ces figures historiques. 

Groupe scolaire Vallon Régny : une survivante d'Auschwitz (toujours vivante) à l'honneur !

L'école Vallon Régny (9e arrondissement de Marseille) portera le nom de Denise Toros-Marter, survivante de la Shoah
Photographie prise par David ROSSI

La Ville de Marseille met à l’honneur Denise Toros-Marter, rescapée d’Auschwitz, en attribuant son nom au groupe scolaire Vallon Régny, dont la construction par SOLEAM s’est achevée à la rentrée 2022 dans le cadre de la ZAC métropolitaine. Ce geste fort vise à perpétuer la mémoire de la Shoah et à transmettre son message de paix aux générations futures. 

Née en 1928 à Marseille dans une famille juive d’origine algérienne par sa mère et alsacienne par son père, Denise Toros-Marter a connu l’horreur des camps de concentration dès son adolescence. 

Le 13 avril 1944, à l’âge de 16 ans, elle est arrêtée avec sa famille à Marseille par la milice française, dénoncée à la Gestapo. Ils sont emprisonnés aux Baumettes puis transférés au camp de transit de Drancy. 

Denise Toros-Marter : un combat d'une vie pour la mémoire

Le 20 mai 1944, Denise, ses parents et sa grand-mère sont déportés dans le convoi n°73 à destination d’Auschwitz. À leur arrivée, ses proches sont immédiatement assassinés dans les chambres à gaz tandis que Denise parvient à échapper à la mort. Elle survit dans des conditions effroyables jusqu’à l’évacuation forcée du camp, le 18 janvier 1945. Denise réussit à se cacher et sera finalement libérée le 27 janvier par l’Armée rouge soviétique. 

Après plusieurs semaines à Auschwitz, la jeune orpheline est rapatriée en avion à Marseille. Dès son retour, elle rédige un témoignage nommé « J’avais 16 ans à Pitchipoï », publié en 2008. 

Depuis, Denise Toros-Marter a consacré sa vie à défendre la paix, à témoigner de son vécu pendant la seconde guerre mondiale auprès des jeunes générations, et à transmettre la mémoire de ce drame pour que « nul n’oublie, jamais ». Infatigable défenseuse de la paix, elle intervient inlassablement auprès des jeunes, les exhortant à ne jamais oublier les leçons de l’Histoire. Son engagement pour la mémoire lui vaut de recevoir la Grand-Croix de la Légion d’Honneur. 

En mars 2023, la Ville de Marseille lui rend hommage en dévoilant une plaque commémorative dans la cité judaïque. Un an plus tard, le Conseil municipal décide de baptiser le groupe scolaire Vallon Régny du nom de Denise Toros-Marter. 

Ce choix fort permet d’ancrer la mémoire de la Shoah au cœur du paysage éducatif marseillais. Le nom de Denise Toros-Marter, symbole de courage et de résilience, accompagnera désormais les élèves du groupe scolaire, leur rappelant l’importance du respect, de la tolérance et du rejet de la barbarie. 

Groupe scolaire La Capelette : l'école trouve son nom...en Arménie !

Tout comme son épouse Mélinée, Missak Manouchian, dont le buste en son l'honneur est situé dans le quartier du Pharo à Marseille, va donner son nom à la future école de la Capelette construite par SOLEAM
Photographie prise par Jeanne MENJOULET

Benoît Payan, le maire de Marseille, a annoncé que le groupe scolaire de la Capelette, réalisé par SOLEAM dans le cadre de la concession d’aménagement métropolitaine, se nommerait prochainement Missak et Mélinée Manouchian. Cette décision prend place dans le cadre de l’entrée au Panthéon de ces figures de la résistance française. 

Tous les deux orphelins et rescapés du génocide arménien, ils sont expatriés enfants et vivent en orphelinat jusqu’à leur majorité. L’histoire des Manouchian est particulièrement liée à celle de Marseille, car ils arrivent chacun leur tour en France par Marseille, dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure. Missak y est poussé par son amour de la littérature française, grâce à la rencontre d’un professeur à l’orphelinat de Beyrouth qui lui apprendra l’arménien et le français. 

Il a débarqué avec son frère en septembre 1924 après avoir quitté la capitale libanaise, Beyrouth. Mélinée Assadourian, elle, a accosté à Marseille en 1926. Elle continue sa scolarité dans le quartier de la Capelette, à l’école Tebrotzassere, qui migre par la suite à Paris. 

Missak et Mélinée Manouchian : un destin lié à Marseille et à la Résistance

Missak et Mélinée se rencontrent finalement en 1934 à Paris, alors qu’ils militent au sein du Comité de Secours pour l’Arménie (HOC), et finissent par se marier. 

Après s’être engagé aux côtés des Républicains espagnols et alors que la guerre en Europe se déclenche, le couple se mobilise de nouveau pour éviter un autre génocide. Ils décident de rejoindre la résistance. Elle transporte des armes, et lui rejoint l’unité de résistance communiste en région parisienne et finit par en prendre la tête en 1943. 

Malheureusement, en 1944, Missak est arrêté et fusillé avec 22 de ses camarades par la Gestapo, avant d’avoir pu mettre à exécution son projet de fuir à Marseille avec Mélinée. 

Mélinée rentre seule à Marseille et consacre le reste de sa vie à la commémoration de son défunt mari. Elle publiera notamment plusieurs livres contenant des lettres et des poèmes écrits par Missak et sera aussi consultée lors de l’écriture du scénario de “L’Affiche Rouge”. 

Elle décède le 6 septembre 1989, trois ans après avoir reçu la Légion d’Honneur. 

C’est leur idéal de liberté et de justice ainsi que leur lutte sans relâche pour éviter à une autre population de vivre un génocide qui les a menés jusqu’au Panthéon le mercredi 21 février 2024, 80 ans jour pour jour après l’exécution de Missak Manouchian. 

Un buste en l’honneur du résistant a été érigé dans le quartier du Pharo, 10 ans avant son entrée au Panthéon.  

Pour perpétuer ces valeurs et préserver la mémoire collective pour les générations futures, la nouvelle école de la Capelette portera leurs noms à l’occasion de sa livraison courant 2025, à pour le premier anniversaire de la panthéonisation des Manouchian.

Cet article concerne l'opération suivante :

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